Tombé des nues — Annie Berthet

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Annie Berthet, 2006

de Annie Berthet

 

Tombé des nues

 

“Alors qu’aucune œuvre ne peut toucher autant de personnes qu’un journal T.V., une publicité, ou même un film, ce qui compte c’est la persévérance avec laquelle la peinture s’inscrit, comme impassible devant le courant des modes en tant que sollicitation singulière.

“Face aux sujets, notre perception est trompeuse.

“Face aux perceptions, l’exécution est trompeuse.

“Entre le sujet qui figure dans notre champ de vision et l’image qui s’imprime dans notre esprit, il y a distorsion.

“Entre l’image qui s’imprime dans notre esprit et le corps qui traduit sur un support, il y a distorsion.

“Il n’existent que des instants, … où le regard se pose.

“Dans des poses négligeant l’extérieur et restituant un décalage entre elles et l’observateur curieux, les personnages sont enfermés et envahissent la quasi totalité du tableau comme un arrêt sur image, sur une vue de l’esprit.

“Le fond pale mais lumineux souligné par les lignes des angles leurs permettent un échappatoire de cet espace réduit. Cernés, ils semblent vouloir jaillir hors du décor, hors du cadre.

“Il n’y a aucune idéalisation du nu, mais une piste à suivre par instinct, montrant ce qui est là, de façon à vouloir séduire, fasciner, interpeller, critiquer, révéler… ”

A.B. 2007

 



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